Monographie

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Prévention médicamenteuse des fractures ostéoporotiques = Pharmacological prevention of fragility fractures in Belgium / ROBERFROID, Dominique ; CAMBERIN, Cécile ; DUBOIS, Cécile.
Bruxelles : Centre fédéral d'expertise des soins de santé, 2011, x, 106 p.

http://kce.fgov.be/sites/default/files/page_documents/k... (19-12-2011)
Collection : KCE Reports ; 159B ; Good Clinical Practice (GCP)
Format de fichier : Adobe Acrobat PDF
Droits d'auteur : La reproduction de ce document à des fins non commerciales est autorisée à condition que la source soit dûment mentionnée.

Lieux géographiques
: Belgique

Mots-clés principaux
:
Ostéoporose
Fracture
Prévention
Pharmacothérapie

Mots-clés secondaires : Clientèle vulnérable ; Facteur de risque ; Observance de la prescription ; Effet indésirable ; Politique de la santé ; Santé publique ; Champ de recherche

Résumé :

RECOMMANDATIONS À DESTINATION DES MÉDECINS
* La prévention pharmacologique des fractures de fragilité devrait cibler les patients à haut risque, c'est-à-dire les patients qui pourront tirer le plus grand bénéfice du traitement.
* Le risque fracturaire individuel est établi sur base d'un algorithme d'anamnèse clinique. La DMO ne devrait être mesurée que chez les personnes présentant des facteurs de risque de fracture de fragilité.
* Un traitement anti-ostéoporotique devrait être proposé à tous les patients ayant présenté une fracture de fragilité. Il convient de rappeler qu'une telle prévention est plus efficace pour réduire le risque de fractures vertébrales que pour réduire le risque de fractures à d'autres niveaux. Le nombre de personnes à traiter (NNT) pour prévenir une fracture du col du fémur est élevé.
* Chez les patients sans fracture de fragilité préalable, une stratégie basée sur la mesure du risque individuel absolu doit être mise en oeuvre. Il n'existe pas aujourd'hui de consensus sur la définition d'un risque fracturaire à 10 ans élevé, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de consensus sur un niveau de risque au-delà duquel un traitement devrait être entamé. La stratégie de traitement suivante est dès lors recommandée:
o Si le risque fracturaire à 10 ans est élevé et la DMO basse, un traitement peut être envisagé, tout en rappelant que l'effet protectif chez de tels patients n'a été démontré que sur les fractures vertébrales, qui en majorité passent cliniquement inaperçues.
o Si le risque fracturaire à 10 ans est élevé et la DMO dans les limites de la normalité, un traitement n'est en général pas recommandé car les éléments de preuve permettant l'extrapolation des résultats des études existantes à de tels patients sont pour le moment limités. Ceci dit, une décision de traitement pourrait être prise au cas par cas en fonction des autres éléments d'appréciation dont dispose le médecin. En effet, la valeur prédictive négative d'une DMO normale est diminuée dans de telles situations
o Si le risque fracturaire à 10 ans est bas, un traitement n'est pas recommandé.
* Des paramètres, tels que les préférences du patient ou son niveau probable d'adhérence au traitement, devraient aussi être pris en compte pour établir le bien fondé d'une mise sous traitement. Le risque absolu de fracture, la réduction de ce risque attendue avec un traitement et le risque de survenue d'effets secondaires graves devraient être discutés avec le patient.
* La prévention pharmacologique des fractures de fragilité doit être vue comme un élément d'un plan de prise en charge global du risque fracturaire. Une telle prise en charge devrait en priorité identifier les facteurs de risque qui peuvent être diminués sans prévention médicamenteuse tels qu'une alimentation pauvre en calcium, des facteurs environnementaux favorisant les chutes, le manque d'exercice physique en plein air, ou la consommation d'alcool et/ou de psychotropes. Les causes d'ostéoporose secondaire, tel que l'hypogonadisme ou l'hyperparathyroïdie, doivent aussi être identifiées et traitées adéquatement.
* Réaliser un monitoring de l'efficacité du traitement avec des mesures répétées de la DMO par DEXA n'est pas recommandé. Il n'y a pas aujourd'hui suffisamment de données probantes pour recommander d'autres formes de monitoring thérapeutique.

RECOMMANDATIONS À DESTINATION DES PRENEURS DE DÉCISION (POLICY-MAKERS)
* L'emploi d'un algorithme d'anamnèse clinique pour établir le risque fracturaire individuel à 10 ans devrait être promu chez toute personne présentant un ou des risques de fractures de fragilité, particulièrement durant les visites de médecine générale (par exemple dans le DMG+). La dissémination d'un algorithme de détection et de traitement validé pour la Belgique serait un atout.
* Les services de santé devraient être encouragés à envisager la mise sous traitement des patients présentant une fracture de fragilité, par exemple à travers une campagne d'information.
* Les molécules chères dont le bénéfice clinique ne repose pas sur des preuves scientifiques solides (calcitonine, bisphosphonates combinés à du cholécalciférol) ne devrait plus être remboursées, sauf dans des indications très précises.

RECOMMANDATIONS À DESTINATION DES CHERCHEURS
* Il est nécessaire d'évaluer l'efficacité des traitements anti-ostéoporotiques en fonction de différents niveaux de risque fracturaire mesuré à partir d'algorithmes, et en fonction de différentes combinaisons de facteurs de risque.
* Il est nécessaire d'établir et d'évaluer des stratégies opérationnelles visant à améliorer l'adhérence et la persistance thérapeutique chez les patients à haut risque de fractures de fragilité en Belgique.

Langue : Anglais ; Français
Doc n° : 28810
NumRec : 6039503
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